A
partir de 1704 on signale la trace d'alambics permettant
d'obtenir de l'eau de vie que l'on appelle alors indifféremment arack,
guildive, tafia, "mandose" ou... rhum.
1815, la première distillerie : La production du
rhum à la Réunion atteint les 2 millions de litres vers la moitié du 19ème
Siècle, avec 40 distilleries.
Le rhum produit par les différentes distilleries était vendu en vrac par
des dépôts centraux où détaillants et particuliers venaient s'approvisionner.
On l'appelait le "rhum usine" ou "le rhum distillerie".
En 1921 l'appellation "rhum" est réglementée : "La
dénomination de rhum ou tafia est réservée à l'eau-de-vie provenant exclusivement
de la fermentation alcoolique et de la distillation soit des mélasses
provenant de la fabrication du sucre de canne, soit du jus de canne à
sucre.
En 1972, pour supprimer le système de vente en vrac,
les producteurs créent le GIE Rhum. Les différents rhums sont alors commercialisés
en bouteilles sous une même marque : "Charrette".
Le "Rhum Charrette" contient 2 fois moins d'impuretés
que d'autres rhums agricoles et 3 fois moins d'impuretés que les calvados
- cognac - armagnac. Sa teneur en impuretés est voisine de celle des "whiskies
blended", réputés légers.
Le rhum traditionnel agricole est distillé à partir du jus de canne et
le rhum traditionnel de sucrerie est distillé à partir de la mélasse.
Le Rhum Vieux Agricole de 3ans et plus est issu
d'une distillation de jus de canne.